pésie

silence

silence

fracas assourdissant des soirs de tempêtes

quand tout s'en va en miettes.

 

silence

qui vient couvrir le bruit des jours de fête

ou rien n'a d'importance

seul au milieu des gens

 

silence

entre deux notes noires

juste un temps de repos avant que tout n'éclate

en crescendo

 

silence

parce qu'on a trop à dire

ou alors plus rien

pour pleurer dans son coin

 

silence

qui s'en vient refleurir les trous de la mémoire

un silence trop grand un silence tout bancal

un silence de canal.

 

Omaha

 

 

 

La mer divague.

A l'âme du curieux égaré,

Sur la plage d'Omaha,

Elle vient, lancinante lui rappeler

Son autre visage surgi du passé.

 

C'est un vent de liberté qui force le gris de ses lames

Et sa gueule bavant d'écume qui vient mourir à mes pieds.

Omaha, la sanglante se couvre d'ocre rouge incendié

Quand le soleil, soudain se couche

Là où les hommes sont tombés.

les chemins

 

 

 

Partons sur les chemins de traverse

 tu sais, on n'emporte rien

 car déjà le temps nous presse

à ne plus remettre à demain.

 

tu verras, sur mes chemins

y a des ornières, des plats

rien qui t oblige à marcher

dans les traces, puisque y en a pas.

 

on visitera les villes

embuées des petits matins

à l'heure où la nuit s'étire

pour devenir demain

 

On tapera la campagne

avec nos croquos mouillés

on accrochera à nos semelles

le coeur du printemps arrivé.

 

On ira finir nos jours

dans les tavernes enfumées

là, ou on parle d'amour

en gueulant ses plaies étalées

 

Viens, prenons ces chemins de caresse

partons sans nous retourner

gagnons la mort de vitesse

veux-tu bien m'accompagner?

 

 

 

 

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